Quentin Gassiat est un jeune artiste visuel français qui vit et travaille à Paris. Sa pratique artistique se concentre principalement sur la photographie. La galerie Xenithia-Nomade a exposé deux de ses projets récents, à Milan et à Paris : Zones d'Exception (2022) et Sédimentations (2019, 2023).

 

Zones d'Exceptions est une démarche qui englobe à la fois les domaines de la photographie, du court-métrage et du témoignage. Elle vise à nous confronter à notre relation aux catastrophes nucléaires à travers le prisme de différents lieux de cette histoire tels que Tchernobyl, Hiroshima, Nagasaki et Fukushima. Il s'agit d'un projet narratif en évolution qui cheminera notamment par les États-Unis et peut-être la Russie. L'expérience visuelle s'articule autour de trois thèmes représentatifs de la vie en ville : les symboles, les réseaux, les échanges. En posant la question de la possibilité - ou non - d'une vie urbaine après des tragédies nucléaires, ces photographies et les témoignages de personnes dont la vie a été bouleversée par de tels événements visent à en saisir les conséquences humaines à long terme. Une sélection de ces œuvres a été exposée en janvier 2022 à Paris.

 

Sédimentations est très différent de Zones d'Exception. Il s'agit, à première vue, d'une promenade urbaine qui utilise la photographie pour documenter la superposition d'écrits et d'images sur les murs: affiches déchirées, recouvertes et découvertes. Cette série, qui interroge le lien entre visibilité et présence ainsi que les effets du hasard, a été montrée à Milan en 2019 et un deuxième chapitre sera présenté en novembre 2023 à Paris.

 

Notons qu'en marge de sa propre pratique artistique, Quentin Gassiat met en œuvre depuis plusieurs années un travail documentaire. Il s'entretient régulièrement avec des artistes de tous horizons et travaillant sur tous supports. Les journaux de ces rencontres ont été publiés en 2020 et 2021. Quentin Gassiat a également écrit un dictionnaire du street art  (Dico de l'Art Urbain, éditions Alternatives, 2023).